
Madame la Présidente, cher-e-s collègues,
Voilà, un rapport qui montre notre majorité régionale reste à l’offensive pour construire du commun.
Il y a 2 ans, notre groupe s’est exprimé favorablement pour le détachement du lot Bourgogne Ouest Nivernais (lot BON) du service conventionné.
Depuis trop longtemps la France se distingue pour être un des pays les moins circulé en Europe avec à peine 10% de part modale train. L’application de la loi est alors, pour les écologistes, un moyen de sortir du malthusianisme ferroviaire qui semble impossible, je ne sais pourquoi, à dépasser dans le service conventionné.
Quel serait le sens d’une réforme structurelle, comme la fin du monopole, sans avoir comme ambition l’amélioration de la qualité de service des usagers et de répondre à une fréquentation qui ne cesse d’augmenter y compris en BFC ?
Notre cap est clair : avoir plus de trains, des trains plus fréquents partout, en ville comme dans les territoires ruraux. C’est pour les écologistes un enjeu de solidarité régionale.
Au regard de l’offre de service qui est proposée aujourd’hui, notre ambition vers un choc d’offre est confirmée. En 2027, 34% de trains supplémentaires et plus fréquents circuleront dans l’Ouest Bourguignon.
Les garanties sur lesquelles notre groupe avaient insisté pour tendre vers une meilleure régularité de la desserte sont respectées en particulier celle d’une plus grande amplitude horaires et des fréquences de trains plus denses.
Nous nous sommes donné les moyens collectivement de construire une commande publique, dont l’exécution sera sous notre contrôle démocratique, d’avoir en effet plus de trains de Nevers, au Sud Saône-et-Loire, en passant par Montchanin, le Creusot et Chalon/Saône.
Un point de vigilance sur la ligne Moulins/Paray : l’offre mixte, routière et ferroviaire, ne doit en aucun cas être une porte ouverte à la fermeture de la ligne. Il serait de ton, dans le cadre du dialogue inter-région, d’évoquer la réouverture des gares de Thiel et Monbeugny, qui nous permettrait de pouvoir basculer sur une offre 100% ferroviaire.
Globalement, cette bonne nouvelle pour les BFC est aussi une bonne nouvelle pour le climat ! Les projections en termes de fréquentation, et donc de report modal de la voiture vers le train, vont bondir de 38% passant de 6.3 millions de voyages actuellement à 8.7 millions.
Nous savons aussi que l’attractivité des métiers contribue à la qualité du service rendu et qu’une nouvelle organisation nécessite des calages, des ajustements.
C’est pourquoi dès aujourd’hui, nous proposons qu’après une année de mise en service, nous puissions faire un bilan de l’évolution de la fréquentation en Assemblée Plénière, pour évaluer démocratiquement la qualité du service et la mise en œuvre de la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise, particulièrement sur le statut et les conditions de travail des salariés.
L’exigence d’une qualité de service pour les usagers doit être égale aux mesures de protections sociales. Pour cela, notre collectivité ne peut pas être passive mais veiller à ce que l’opérateur garantisse des conditions de travail dignes. Cette exigence sociale fait partie des conditions de contrôle démocratique de la collectivité sur le délégataire.
Nous regrettons que l’amélioration évidente du service ne s’accompagne pas de comités de concertation et dialogue citoyen. Notre groupe avait souligné l’importance du dialogue usager d’autant plus qu’il est n’existe pas non plus au sein du service conventionné.
J’anticipe la réponse du Vice-Président. Les comités des partenaires locaux ne substituent en rien à un dialogue régulier sur l’évolution du service ferroviaire, vu la très faible représentation des usagers. Je rejoins HB, nous réitérons donc notre demande d’autant plus légitime que le service se réorganise. L’avis des usagers sera précieux.
Autre regret : la perspective de fermeture des guichets que nous découvrons. Il s’agit sans doute d’appliquer la trajectoire déjà inscrite dans la convention. Il reste beaucoup d’imprécisions sur les services de substitution qui seront proposés. Nous demandons donc une stratégie transparente et fiable sur ce point et qu’elle soit construite avec les collectivités ciblées. Je suis assez d’accord avec Monsieur Gordat, il y a un travail pour les collectivités en lien avec la Région d’organiser le rabattement des transports en commun dans les gares.
Il est hasardeux de réduire la présence humaine uniquement à Nevers et Chalon et d’organiser une vaste zone blanche, en vérité la majeure partie du territoire. Nous demandons d’ores et déjà un ajustement pour conserver le guichet de Paray-le-Monial qui permet d’avoir un pôle d’équilibre entre Chalon et Nevers.
Enfin, je me félicite que le prestataire œuvre en faveur de l’égalité femme/hommes que ce soit dans son programme de lutte contre les VSS, en direction du personnel et des usagers, que dans l’objectif de féminiser ses effectifs.
Promouvoir le féminisme dans un milieu encore trop masculin est une véritable avancée sociale !
Je vais donc garder espoir, ou du moins reste mobilisée, pour que la démocratisation du service devienne une réalité de notre politique de mobilité, et nous voterons évidemment ce rapport qui offre un service qui vit avec son temps !
Claire MALLARD,
Présidente du groupe Écologistes & Solidaires
20 mai 2025
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