Approbation du Plan vélo 2 couvrant la période 2025-2028

Intervention en plénière

Approbation du Plan vélo 2 couvrant la période 2025-2028

Madame la Présidente, cher·e·s collègues

Beau clin d’œil que nous lançons aujourd’hui à l’initiative Mai à vélo qui en est à sa 5ème édition ! Le souhait des organisateurs de Mai à vélo est de montrer qu’en plus d’être bénéfique pour la santé et la qualité de l’air, la pratique du vélo peut aussi être une source de plaisir et avoir de nombreux bienfaits dans la vie quotidienne.

Objectifs que nous partageons dans notre Plan régional santé environnement !

Sur ce rapport, je tiens tout d’abord à remercier le travail très complet effectué par les services de la Région, en transversalité, ce qui est à saluer. Transversalité je disais, illustrée par les politiques concernées : économie / tourisme / mobilités / environnement / santé / lycées

Remercier également le vice-président qui nous a associées à ce travail et, plus important encore, a associé à notre demande, et ce très en amont les associations par le biais du Collectif vélo. Collectif qui nous a régulièrement fait des propositions et retours sur ce plan vélo et s’est donc fortement impliqué.

C’est donc en toute logique que nous appuyons leur demande de poursuivre le travail engagé en étant impliqués dans la gouvernance et le suivi de ce plan vélo.

Ce plan sera une réussite si nous embarquons avec nous l’ensemble des strates des collectivités locales pour le financement et la mise en œuvre des actions, ainsi que les pratiquantes et les pratiquants ; mais pas que.

En effet une politique vélo nécessite, comme nous le savons, un partage de voierie. Il faut donc, encore et toujours, travailler sur l’acceptabilité du partage de l’espace public avec une attention des conducteurs de véhicules envers les 2 roues et de ceux-ci envers les piétons !

Je salue le coté très opérationnel de ce plan sous forme de fiches action, le lien fait avec la COP territoriale et le 1er engagement en termes d’ingénierie et d’accompagnement par le recrutement d’un-e salarié-e chargé-e d’animer ce plan et l’accompagnement du collectif pour l’emploi d’un ou une salarié-e.

Ce que ce plan souligne, c’est que nous partons de loin et les marges de progression sont grandes.  En effet, en moyenne seuls 2.2% des bourguignons francs comtois utilisent ce moyen de transport décarboné pour les déplacements domicile-travail.

 

J’entends déjà les remarques sur notre région très rurale.

Certes, iI est plus « facile » d’utiliser le vélo dans des zones urbaines où pour une bonne partie de la population active, les distances à parcourir sont faibles. Mais les aménagements cyclables sécurisés, la possibilité de prendre son vélo puis un train ou un bus ou faire du co-voiturage, d’avoir accès à des abris vélos sécurisés et des services de réparation doit permettre également de favoriser et encourager l’usage de ce moyen de transport en complément d’autres.

Il serait intéressant d’afficher et de challenger les territoires dans leurs ambitions d’augmenter cette part de mobilité.

Ce plan, c’est l’occasion également d’encourager les offres de vélo-écoles ; d’ateliers vélo ; le savoir rouler à vélo dans les contrats opérationnels de mobilité.

Et la nécessité, dans le cadre des schémas de mobilité, d’intégrer les plans de circulation et s’assurer que chaque rénovation ou aménagement de voierie prévoit des voies cyclables ; c’est loin d’être le cas partout aujourd’hui !

Tout cela pour permettre une utilisation accrue de ce mode de transport avec un enjeu particulier dans ce plan pour les élèves et les agents de la Région dans les lycées.

A noter que la demande d’achat de vélos cargos, de vélos à assistance électriques, vient des lycées : nous nous engageons donc à répondre à cette demande et c’est une très bonne chose.

 

Au-delà du transport du quotidien, le plan affiche une volonté de développer les itinéraires de vélo route (en respectant bien évidemment l’environnement et la biodiversité), pour développer le slow tourisme et promouvoir notre région.

Cet enjeu est très fort et, au-delà d’aménagement en site propre, il est nécessaire de flécher des financements pour développer l’offre de restauration, l’hébergement et la promotion de nos itinéraires.

Un avantage supplémentaire est que le travail réalisé pour relier notamment ces pistes cyclables aux villes et villages permettra une utilisation plus facile du vélo au quotidien.

Un autre point saillant de ce plan est l’ambition réaffirmée de développer la filière du réemploi et l’achat de vélos d’occasion. Trop de vélos sont encore mis au rebut alors que le recyclage et la revalorisation, la remise en état ; les ateliers de réparation et la revente est bon pour l’environnement, le pouvoir d’achat et l’emploi, notamment d’insertion.

 

Un autre enjeu important en lien avec la logistique est le dernier kilomètre : la région s’engage dans la promotion du vélo cargo pour les derniers kilomètres de livraison. Enjeu majeur pour nos agglomérations pour la qualité de l’air, la circulation et le bruit.

De même un certain nombre de métiers, liés à l’artisanat notamment, permet l’utilisation de vélos adaptés pour l‘exercice de leur profession. Un recensement des initiatives va être fait pour comprendre les contraintes, freins, avantages afin de pouvoir développer ce moyen de locomotion.

Pour terminer mes propos, le plan affiche les moyens alloués par la Région pour sa réussite par le biais du CPER mobilités et les contrats territoires en action. Ces moyens sont modestes, ils ont le mérite d’exister. Le versement mobilité devra permettre à ce plan d’afficher des montants financiers plus importants.

Tout ceci pour faciliter le changement de pratiques, permettre à celles et ceux qui utilisent déjà ou souhaitent utiliser ce moyen de locomotion de le faire. C’est l’accompagnement au changement, loin des tristes sires qui ne cessent de critiquer l’écologie sans jamais rien proposer, remplaçant la rigueur scientifique par des mensonges assumés, pensant sans doute que le pouvoir des mots empêchera la poursuite du dérèglement climatique et la perte de la biodiversité. Nous préférons à cela l’écoute des scientifiques et une écologie de l’action pour le bienfait de toutes et tous ; et des générations à venir.

 

 

Stéphanie MODDE,
vice-présidente en charge de la transition écologique : énergie, biodiversité, alimentation, économie circulaire, eau

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