
Assemblée plénière du 16 mai 2025
VŒU RELATIF au coût de l’inaction climatique
À l’initiative du groupe Écologistes & Solidaires
Présenté par Claire MALLARD
Retarder la transition écologique génère une perte économique nette pour l’économie globale, explique le Network for Greening the Financial System dans une étude qui chiffre à 0,4% de perte de PIB mondial si des mesures sont prises maintenant, contre 1,3% de perte en 2030 si la transition est retardée de trois ans.
Depuis 2020 le Network for Greening the Financial System, coalition de banques centrales dont la Banque de France, produit des scénarios de long terme pour estimer les coûts et les bénéfices de la transition écologique. Alors que certains acteurs économiques réclament plus de temps pour décarboner ou mettre en place des taxes carbone sur l’ensemble des secteurs d’activités (transport, bâtiment, industrie…), le NGFS souligne le contraire : « Retarder les efforts de la transition augmente les coûts économiques de la transition et provoque un stress financier supplémentaire« . La multiplication d’évènements extrêmes (sécheresses, inondations…) en 2026 pourrait entraîner une chute de 7% du PIB français menaçant les emplois et les économies locales alors qu’en agissant dès maintenant, l’impact serait nul.
Sauver le climat est la garantie de la résilience économique des territoires.
« Nos vies, nos habitudes, nos paysages, nos logements, nos emplois sont aujourd’hui menacés par les conséquences croissantes du changement climatique », a rappelé en mars dernier Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, avant de dérouler les 52 mesures du Plan d’adaptation au changement climatique (PNACC). Malheureusement, les milliards nécessaires à l’adaptation ne sont toujours pas là, exposant notre économie à un risque qui coûtera bien plus encore, comme l’a rappelé la Ministre elle-même : « Sans actions correctives, la France pourrait perdre jusqu’à 10 % de son PIB au cours des cinquante prochaines années sur une hypothèse de réchauffement climatique de 2 °C au plan mondial. »
Retarder encore la prise de décision, différer la réorganisation de nos sociétés voire nier le risque climatique, c’est non seulement irresponsable pour les vies humaines, les productions agricoles et la survie des écosystèmes ; mais c’est rendre plus coûteuses encore les interventions publiques à venir.
Dans la continuité de la déclaration d’urgence climatique, les élu·e·s du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réuni·e·s en Assemblée plénière appellent le gouvernement, dans la préparation du budget de l’État 2026, à sanctuariser les politiques d’atténuation et d’adaptation climatique, de préservation de la nature, de l’eau, de la qualité de l’air et à revoir à la hausse les crédits du fonds vert, essentiels pour les actions des collectivités locales.
Vœu présenté par
Claire MALLARD,
Présidente du groupe Écologistes & Solidaires
20 mai 2025
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