Convention financière PRIC 2026 et Bilan de la stratégie régionale de l’apprentissage 2025

Interventions en plénière

Convention financière PRIC 2026

Monsieur le Président,

Je propose que nous invitions des lycéen·ne·s à toutes nos séances…

J’associe donc les trois rapports qui vont se succéder, parce qu’ils procèdent d’une même logique. J’interviendrai donc deux fois, utilisant à chaque fois, de façon modérée, le temps de parole dévolu à notre groupe, comme le veut la règle.

Concernant le Plan d’investissement dans les Compétences : réduction de 15 M d’euros ! En plus de ceux qui étaient prévus !

Concernant l’apprentissage : 50 % en moins ! Et ceux-là, ils n’étaient pas prévus !

C’est donc un choc sans précédent ! Et notre colère est à la hauteur de la défaillance de l’Etat.

C’est le signe d’un basculement social et politique dont la dimension financière n’est pas la cause profonde ; elle est l’instrument de choix politiques erratiques de l’Etat, plus ou moins assumés.

Sur le PRIC, objet de cette première intervention, je tenterai :

  1. Sur le PRIC
  • De la replacer dans son contexte
  • D’identifier des pistes pour identifier ce qu’on peut sauver de fiasco organisé.
  • 2026, c’est fait !
  • Parler de l’avenir, dès 2027 : on fait quoi ? On fait comment ?
  • Il faut d’abord dire ici, qu’ailleurs certains se félicitent de ces décisions. Val de Loire, Haut de France, mais surtout la Région Aura.
  • Elles le font d’autant plus facilement qu’elles l’avaient anticipé. Nos voisins du sud, l’ancien Président régional s’était vanté de réduire la prise en charge de la formation professionnelle, dès 2017, au point que certains, chez les chefs d’entreprises de cette région s’étaient inquiétés de cette décision.

 

A l’inverse, comme d’autres présidents de régions, vous vous êtes élevé avec force contre ces décisions ; nous saluons à nouveau cette initiative.

 

Je veux souligner aussi dans le même esprit, l’interrogation, pour ne pas dire plus des partenaires réunis au sein du Crefop, instance paritaire, et pour être plus claire, au sein du CESER, du Medef et de l’U2P, qui s’en sont émus ; montrant ainsi que le CESER est le reflet, sans doute insuffisant, de notre société. D’ailleurs par une honnêteté intellectuelle qu’il faut souligner, il se livre lui-même à une autocritique positive.

Et le soutien de Jacques Grosperrin… Sauf qu’il ne nous donne pas de clés pour y répondre. La gestion : nous ne nous défilons pas

 

La formation professionnelle vient de loin ; je parlerai de son histoire à propos de l’apprentissage.

Elle est, à chaque crise, et celle-ci est d’importance, le reflet de nos ambitions politiques, sociales et économique mais aussi de nos renoncements.

 

La question est double aujourd’hui :

  • Du point de vue des compétences territoriales : L’État ? Les régions ? Les départements ?
  • Du point de vue des partenaire : Le service public ? Les services privés ? Les entreprises elles-mêmes ? J’exclus ici la formation interne des services publics eux-mêmes.

 

Les priorités dont nous suggérons qu’elles soient redéfinies dans un avenant à notre contrat de formation : 2027 – 2028 : gérons notre socle, en y incluant les moyens de l’état, mais dans une perspective renouvelée :

 

  • Les publics les plus éloignés de l’emploi :
  • Les formations préparant à l’emploi dont
    • Le dispositif DAQ (en Amont de la Qualification) – Lons le Saunier la semaine dernière avec le vice -président
    • Les dispositifs linguistiques (parce qu’il faudra que certains s’y fassent : nous aurons besoin d’une main d’œuvre venue d’ailleurs ; et nous nous leur souhaitons la bienvenue ; ce n’est pas que nous devions accueillir toute la misère du monde, c’est que nous en aurons bientôt tout simplement besoin !
  • Les décrocheurs
  • Les secteurs les plus touchés par les transitions : ne les subissons pas, anticipons-les !

Nous voterons ce rapport 3.4, porteurs d’une saine colère mais porteurs aussi d’une ambition créatrice.

Je vous remercie

 

Bilan de la stratégie régionale pour l’accompagnement du développement de l’apprentissage 2025

Monsieur le Président,

Qu’est-ce que l’apprentissage

Une longue histoire – De quoi parlons-nous ?

  • Apprendre par la pratique, auprès d’un maître, dans un métier; ce qui ne veut pas dire qu’on y apprend que des gestes techniques ou que les gestes techniques ne sont pas associés à la théorie ; par ailleurs, le compagnonnage, c’est aussi un apprentissage de la vie et de la citoyenneté ;
  • Pourtant l’apprentissage n’a pas toujours bonne presse et est souvent contesté :
  • il apparait encore comme un pis-aller ; notre hiérarchisation symbolique de la réussite sociale, dont la réussite scolaire, a bien du mal à le hisser à l’égal du reste Tout cela est déjà compliqué et il faut y ajouter une toile de fond redoutable : à quelle hiérarchie sociale (symbole de la réussite, revenus, place dans l’organigramme des entreprises ou des services, …) ;
  • il apparait comme un outil facile pour le monde de l’entreprise accusé de bénéficier ainsi d’une main d’œuvre bon marché.

 

Répondre à ces lourds questionnements critiques (que j’ai volontairement choisis pour leur radicalité) est à la base des objectifs que je vous soumettrai en fin de mon intervention.

 

Notre société cherche, comme partout dans le monde, à mettre en place des parcours de formation, qui se préoccupent de trouver l’adéquation entre les besoins de la société en termes d’emploi, et des contenus de formation destinés à répondre à ces besoins.

 

  • Soit on privilégie un parcours qui commence par une formation générale, puis on se pose la question de son application dans un champ professionnel ; en aval donc de la formation générale : c’est la procédure et la logique (et une forme de cohérence) de nos formations générales et technologiques ;

 

  • Soit on élabore, par palier et simultanément, cette même adéquation : c’est la formation professionnelle – pratique – qui a sa logique aussi  et sa cohérence ;

 

Cette procédure, ce modèle, a une histoire.

 

J’aimerais vous amener à découvrir par un rapide survol historique, parce qu’il a connu plusieurs formes, été plusieurs fois remis en cause que chacune de ces ruptures défini le modèle social auquel nous nous référons.

 

  • Pas de filles pendant des siècles
  • La Révolution « casse l’apprentissage » qui s’exerçait à l’intérieur des corporations
  • 1851 : loi sur l’apprentissage
    • Régularisation : retour de certaines formes réglementaires
    • Les colonies ouvrières et les utopies sociales
  • Vichy : valorisation du travail manuel…
  • A la Libération c’est l’Éducation qui prend la main sur l’apprentissage et tente de retrouver un peu de sérénité ; là aussi le CNR a pris toute sa place ; le patronat fait un peu la tête, sauf dans de grandes entreprises ;
  • L’apprentissage relève aujourd’hui du ministère du travail : la loi de 2018 à conduit à un long chemin vers la libéralisation et vers la sortie des métiers manuels

AUJOURD’HUI ET DEMAIN

L’état s’en va… et nous dit :  débrouillez-vous comme vous pouvez

Où en sommes-nous ? Où voulons nous aller ?

Formation à un métier sans formatage social

Quelles propositions ?

Un plan « apprentissage » pour les années 2027 et 2028 : régionalisation de l’apprentissage

Philippe Meirieu qu’on associe parfois à une vision élitiste de l’enseignement, vice-président à la formation professionnelle de la région Rhône Alpes

  • Un diagnostic sur les conséquence de la réduction drastique
    • Augmentation du nombre des CFA de 53 à 160 : pourquoi ?
    • Baisse des effectifs d’apprentis en 2025 ; pourquoi .
  • Une table ronde
    • priorités
    • méthodologie
Claude MERCIER,
c
onseiller régional délégué, en charge de l’Économie circulaire et des déchets
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Date:
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