Discours de politique générale – Plénière octobre 2025

Intervention en plénière


Seul le prononcé fait foi

Cher Président, cher·e·s collègues,

Votre allocution tranche avec le spectacle navrant de la vie politique nationale depuis plus d’un an et particulièrement ces derniers jours.

Les Françaises et Français sont dépité·e·s, nous le sommes aussi. La démocratie est attaquée, l’obstruction du président de la République devient la norme et le refus d’une réorientation de la politique particulièrement en matière d’écologie et de justice fiscale, vous l’avez soulevé, est une constante.

Certes la suspension de la réforme des retraites est à souligner, néanmoins, dans son discours, le Premier ministre n’a ouvert aucune porte pour revenir sur les reculs environnementaux votés au printemps dernier.

Nombreuses et nombreux sont celles et ceux, pourtant, à arborer fièrement le ruban rose en ce mois d’octobre qui met en lumière la lutte contre le cancer du sein et la nécessité d’une prévention efficace. Nous ne sommes plus, vous me direz, à une contradiction entre les postures et les actes.

Je m’adresse alors aux femmes, aux malades et à leurs proches en réaffirment que leur santé ne peut être dissociée des choix environnementaux pour accompagner la société vers un modèle sans toxiques : pesticides, perturbateurs endocriniens et pollutions de l’air.

Le duo inséparable, prévention et écologie, est au cœur des préoccupations. La mobilisation historique des 2 millions de signataires contre la loi Duplomb qui demandent l’abandon d’une loi dangereuse pour la santé, en témoigne.

Elle reflète l’opinion majoritaire : l’écologie est une priorité et son rejet une illusion.  Ce rejet n’a qu’une vocation : tenter de polariser l’opinion pour se faire le porte-voix de certains intérêts économiques. Personne n’est dupe !

Le backslash est purement politique et pas citoyen. Toutes les enquêtes d’opinion le confirment.

 

Cher Président, aujourd’hui, avec la majorité, vous posez des actes forts pour le quotidien des habitant·e·s. Voilà, comment on reconstruit la cohésion nationale à partir de choix audacieux au niveau local.

En effet, la confiance ne se décrète pas, elle se construit par une ambition et des solutions. En Bourgogne-Franche-Comté, nous ne sommes pas des impuissant·e·s, de celles et ceux qui répètent à longueur temps que rien n’est possible.

Avec l’application du versement mobilité régional et rural, effectif dès janvier 2026, nous ouvrons de nouvelles perspectives pour faciliter les déplacements des Bourguignon·ne·s Franc-comtois·e·s. Ce n’est pas rien quand près de 9 français sur 10 estiment que les difficultés d’accès à la mobilité sont un frein à l’emploi et qu’un quart d’entre eux déclare avoir renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer. S’ajoute à cela, bien sûr, l’enjeu climatique de la décarbonation des transports.

Actuellement, la fréquentation dans les trains et les cars explose, les transports en commun sont saturés : le besoin en matériel roulant performant s’impose. Pour la ruralité, c’est une double peine : certaines zones sont dépourvues de solutions, et quand elles existent, comme les lignes de proximité, elles sont menacées.

Avoir de nouvelles recettes pour financer plus de services publics, c’est faire preuve de considération envers les habitant·e·s et assumer notre rôle de puissance organisatrice des mobilités.

Ce choix de justice sociale est, rappelons-le aussi, un pragmatisme. Le versement mobilité permet de compenser la ponction austéritaire de l’Etat faite sur les Régions rendu possible par la loi de finances de février 2025.

Enfin, la proximité avec les habitant·e·s, chez vous Président, ce n’est pas un simple slogan.

Votre décision de sauver jusqu’en 2028, l’emblématique ligne des Hirondelles et la ligne de Clamecy-Corbigny est une heureuse nouvelle attendue de longue date, en particulier par les écologistes qui, au sein de la majorité, n’ont pas ménagé leurs efforts. C’est un signal positif pour la qualité de vie des usagers, le commerce lié au tourisme, les jeunes qui étudient en Région et l’activité des entreprises liées au fret dans la Nièvre.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le bon usage de l’argent public investit dans le territoire pour une majorité quand d’autres élu·e·s préfère gaspiller l’argent public pour une minorité s’envolant vers le Maroc ou le Portugal ! L’argent public est rare, il y a donc des priorités !

Être à l’écoute et n’abandonner personne !

En ces temps de désespérance sociale, de défiance et de chaos politique, organisé au plus haut sommet de l’Etat, remettre la volonté d’agir au cœur des décisions, c’est renouer aussi avec la dignité en politique.

Si la Région est au rdendez-vous, l’Etat doit prendre ses responsabilités. Certes, vous offrez un sursis pour ces lignes mais très vite, le moyen et long terme vont s’imposer à nous ! La Région a de l’ambition mais seule, mais vous l’avez dit, elle ne peut pas tout !

C’est le message des élu·e·s locaux·ales, des usagers et des entreprises réunit au sein d’un vaste mouvement social qui ne tarit pas depuis plus d’un an. Nous devrons alors rester mobilisé·e·s ensemble, pour que l’Etat nous entende. On attend bien sûr que les élu·e·s d’opposition soutien au gouvernement fasse aussi le job.

Il est temps désormais d’avoir de la visibilité sur la renégociation du protocole LDFT, de revoir les sommes attribuées au CPER mobilités et de préparer l’avenir.

Pour sécuriser l’égalité d’accès aux services publics des transports, nous ne pourrons pas faire l’économie d’une stratégie globale qui intègre la hausse de fréquentation, elle-même tributaire de l’offre de services, les différents usages des lignes, la baisse démographique et les contraintes budgétaires.

Je ne vois pas comment éclairer notre décision sans ce travail préalable dont devrait découler logiquement une planification des travaux, par phase, à l’horizon de 10 à 15 ans. Cette méthodologie repose évidemment sur une coopération et un partenariat entre l’Etat, la Région et l’opérateur SNCF Réseau. Nous appelons alors à garder le cap volontariste fixé par notre Présidente Marie-Guite Dufay en février dernier et par l’acte courageux qui est posé aujourd’hui !

 

Je vous remercie

 

Claire MALLARD,
Présidente du groupe Écologistes & Solidaires

Majorité régionale

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