Coopération internationale, Université, Tarification Mobigo, Formation, Dialogue social

Interventions en séance

Évolutions tarifaires Mobigo

Madame La Présidente, cher-es collègues,

Permettez-moi d’abord de saluer l’intérêt porté au train par nos collègues de l’opposition ; cet intérêt apparait pourtant bien contradictoire avec les éloges et leurs votes récurrents en faveur du développement routier… La vraie question est de savoir s’il s’agit de postures tactiques politiciennes ou s’il s’agit d’une vraie volonté de massifier les déplacements par TER.

 

Nous n’avons certes pas le monopole du cœur, mais il est tout de même un peu piquant de voir les oppositions se faire les défenseures du pouvoir d’achat. Pour les Républicains on aurait aimé les voir plus engagés dans cette voie lorsqu’ils exerçaient le pouvoir ; quant au Rassemblement National, on cherche vainement dans son programme des engagements réels pour limiter les effets du système libéral…Qui en dehors des écologistes défend une TVA à  5,5 % sur les  Transports en commun ? Voilà ce qu’est vraiment  une écologie populaire…

 

Sur le fond :

Comme notre groupe l’a exprimé lors de l’Assemblée de décembre, les Régions doivent absorber la hausse des péages ferroviaires, les plus chers d’Europe, qui n’ont qu’un seul effet : faire rouler peu de trains tellement ils coûtent chers. En 2024, la hausse sera de 8%. Nous saluons donc un premier effort : celui de ne pas répercuter en totalité cette progression.

 

La hausse de 4% est donc d’abord le résultat d’un pur effet mécanique, produit par une hausse qui n’est pas de notre fait. Mais si nous l’assumons, c’est parce qu’elle nous permettra de continuer à investir  dans les équipements dont le réseau des TER a besoin, et ainsi de maintenir une offre de trains satisfaisante. Davantage de trains et de dessertes ferroviaires pour conforter la fréquentation qui augmente, voilà l’objectif ! On le sait, la lutte contre le dérèglement climatique nécessite des investissements colossaux. 5 000 mors de plus à l’été 2023 : ce n’est pas l’écologie qui est punitive, ce sont nos comportements.

 

D’ores et déjà, nous notons que cette augmentation permettra d’augmenter l’offre sur Bourgogne Nord et d’envisager davantage de dessertes sur la ligne du Revermont, sur l’étoile de Belfort (Lure-Vesoul-Epinal, Héricourt-Montbéliard, Meroux-Delle) et, à terme, sur la ligne Dijon-Nevers ; sans oublier les travaux de modernisation et d’accessibilité des gares, à Nevers par exemple.

 

Dans la perspective de donner plus de transparence à nos choix politiques, et notre volonté d’augmenter l’offre de trains, nous proposons que chaque augmentation des tarifs TER soit justifiée par des situations concrètes et précises de dessertes ferroviaires supplémentaires désignant le territoire concerné.

 

De plus, nous souhaitons que 2024 soit l’occasion d’étudier :

  • Une révision de la grille tarifaire pour introduire un pallier intermédiaire de tarification pour les trajets courts entre 0 et 17 km afin qu’ils soient moins chers qu’actuellement. Cette nouvelle attractivité tarifaire nécessitera évidemment d’anticiper des trains plus capacitaires dans les investissements, ancienne revendication des associations d’usagers des transports.
  • La gratuité des TER pour les jeunes ( collégiens, lycéens, étudiants et apprentis ayant moins de 26 ans) le week-end.

 

Nous voterons pour ce rapport car la volonté de tendre vers un choc d’offre justifie notre soutien, et parce que les conditions de retravailler sur les tarifs jeunes ainsi que l’introduction d’un pallier intermédiaire sont un choix partagé par notre majorité.

 

Notre soutien comporte un point de vigilance : il nous apparait que même si l’engagement vaut sur la durée, il convient de mettre en place, dans une forme à définir, un échange annuel sur la question des tarifs.

 

Formation Professionnelle

Notre groupe souhaite faire état d’une évolution qui est un peu passée sous les radars de l’information, même au sein de notre assemblée.

Dans le cadre de la mise en place de la loi « Plein emploi », terme qui s’est peu à peu substitué à « France Travail », celui-ci désignant à présent l’ancien « Pôle emploi », l’organisation du Crefop a été modifiée. La question n’était pas simple puisqu’il s’agissait de savoir si le Crefop allait passer sous la tutelle de l’organisme régional chargé de suivre la mise en place de la loi, le Comité Régional pour l’Emploi, ou bien, à l’inverse si le Crefop allait l’accueillir en son sein.

C’est la seconde branche de l’alternative qui a prévalu, puisque ce Comité Régional pour l’Emploi prendra la place d’une commission du Crefop.

On doit ce résultat à la volonté des partenaires constitutifs du Crefop (État, Région, organisations des salariés et des employeurs) de maintenir un fonctionnement quadripartite qui a fait ses preuves (notamment pour le Pric) et qui forme un outil de proposition et d’évaluation en lien avec les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle.

Notre groupe y prendra toute sa part.

 

Coopération internationale
(Réponse à une mise en cause par le RN et LR des moyens accordés à la coopération internationale)

Notre groupe ne peut pas rester muet devant tant de médiocrité et tant d’attaques contre les personnes qui depuis plus de 20 ans, la Présidente vient de rappeler la loi de 1992, ont travaillé, y compris en Europe, à ce que se développe cette coopération décentralisée. J’ai pu y participer, comme d’autres sans doute dans cette salle, et je tire de ces actions que dans tous les continents c’est à l’échelle locale que se mettent en place les meilleurs instruments du développements de ces pays.

On vous entend souvent dire que la solution, par exemple au problème de l’immigration, c’est le développement de ces pays ; et bien ce développement il est souvent passé par des initiatives locales, des initiatives territoriales.

Moi je n’oppose pas l’eau de la Bourgogne-Franche-Comté à l’eau de l’Afrique ; c’est la même ! C’est le même problème. Ce sont nos problèmes à nous qui se résolvent aussi là-bas. Si on ne comprend pas ça on passe à côté d’un avenir meilleur pour tout le monde.

Vous dénigrez l’Europe et invoquez la nation en permanence … Mais la France n’a pas toujours existé sous forme d’une nation ; elle s’est construite ! On n’a pas fini de fabriquer une entité commune. Je ne sais pas si l’Europe deviendra une nation, on laissera les théoriciens débattre de cette question, mais si cela advient c’est parce que les citoyens l’auront voulue et construite, en formant une communauté. Nous y arriverons.

Ce que je veux dire c’est qu’en convoquant en permanence la nation, le Rassemblement National, qui se montre parfois sous des jours qu’on pourrait penser apaisants, nous amène à penser que, derrière cette façade,  se cachent des éléments dangereux. On fait parfois des comparaisons trop hâtives avec les décennies précédentes. Mais c’est bien ça qui se profilait derrière les sentiments apparus dans les années 20 et 30. Persuadés qu’ils avaient été maltraités, humiliés, certains se sont retrouvés dans une forme d’ultra nationalisme, qui a conduit au national-socialisme… Vos réactions prouvent que j’approche la vérité :  ce n’est pas vous qui êtes dangereux, mais c’est ce qu’il y a derrière vous.

 

Dialogue social

Madame la Présidente,

Je voudrais, au nom de notre groupe, me réjouir du retour à un situation plus apaisée dans les relations relatives au dialogue social.

Ces tensions trouvent leur origine dans des causes multiples, mais traduisent sans aucun doute des inquiétudes profondes de la part des agents. Les décisions prises vis à vis des remplacements et des procédures d’évaluation sont de nature à permettre de retrouver la voie du dialogue.

Notre groupe restera attentif au maintien de cette qualité du dialogue social.

J’attire enfin l’attention des uns et des autres sur le rôle que chaque élu peut jouer au sein des Conseils d’administration auxquels elle ou il participe. Les personnels en général, mais les agents de la Région en particulier, sont très attentifs à la façon dont nous nous montrons à l’écoute de leur conditions de travail et au rôle d’intermédiaire que nous pouvons jouer, puisque nous y représentons leur employeur.

 

Université
(Une question posée par Jacques Grosperrin (LR bisontin) sur l’Université a permis à Laetitia Martinez de préciser que les débats sur la politique de site (on appelle ainsi la question de l’unicité de la gouvernance entre les différentes composantes universitaires en Bourgogne Franche Comté) n’avaient pas empêché la Région de soutenir l’enseignement supérieur.)

Madame la Présidente,

Je voudrais alerter l’Assemblée sur la nécessité d’observer la plus grande vigilance sur la situation à nouveau tendue quant à la politique de site.

Alors qu’on pensait les relations apaisées après plusieurs mois d’échanges entre les parties, quelques signaux apparaissent d’un regain de tension.

Le risque « d’archipelisation » des institutions universitaires ne doit pas être sous-estimé. Notre groupe apportera son soutien à la recherche de solutions qui préservent l’unité de l’enseignement supérieur en Bourgogne Franche-Comté, comme l’avait exigé les représentants de l’État.

 

Vœu train de nuit

J’ai présenté le voeu en mettant en avant :

  • Le fait qu’on pouvait non seulement travailler dans les trains (quand ils sont de qualité) mais aussi y dormir :
  • Que les trains de nuit traduisent un changement de mode de vie et un nouveau regard sur les mobilités ;
  • Qu’ils permettent de couvrir de longues distances à des tarifs bien moindres que ceux de la grande vitesse
  • Qu’ils sont des outils d’aménagement du territoire puisqu’ils desservent des mailles plus petites.
Claude MERCIER
Conseiller régional délégué, en charge de l’Économie circulaire et des déchets
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