Santé mentale en Bourgogne-Franche-Comté : une urgence, et des réponses à inventer !

Réaction

Infographie : A. Lagneau   Sources : France 3 Franche-Comté et Santé publique France

 

Santé mentale en Bourgogne-Franche-Comté : une urgence, et des réponses à inventer !

L’annonce du gouvernement, qui fait de la santé mentale une grande cause nationale pour 2025, suscite de l’espoir. Mais restons prudents : les promesses, aussi séduisantes soient-elles, ne suffisent pas à soutenir une jeunesse qui vacille.

 

Le gouvernement dit vouloir doubler les maisons pour adolescents, casser les préjugés, intensifier la recherche. De belles annonces en apparence, mais qui résonnent comme tant d’autres avant elles, souvent laissées en suspens, jamais vraiment concrétisées. En effet, la santé mentale ne se satisfait pas de symboles ou de mesures superficielles. Elle exige des moyens, des actes concrets… Construire des maisons pour nos jeunes en détresse réclame des financements sérieux, une coordination et une coopération étroite entre l’État et les collectivités locales, et nécessite des infrastructures, des moyens humains, et surtout une volonté politique qui ne vacille pas.

 

Le secteur psychiatrique est un paysage en ruine. Les professionnels sont trop peu nombreux, les structures débordent, les places manquent. Comment espérer bâtir des projets solides sur des fondations aussi fragiles ?

 

De plus, la santé mentale ne se résume pas à des soins médicaux. Elle touche à l’éducation, à la famille, à l’environnement. Une approche globale doit donc guider nos actions.

 

En Bourgogne-Franche-Comté, même si la santé n’est pas une compétence directe de la région, nous refusons de rester les bras croisés. Des actions concrètes sont possibles, et surtout, elles sont nécessaires. Par exemple, les Conseils Territoriaux de Santé, disposent de commissions, comme la commission « Santé mentale » du CTS21 où je siège. Il s’agit d’espaces stratégiques pour développer des programmes locaux, et ces initiatives, bien que discrètes, sont des leviers qui doivent être soutenus et amplifiés.

 

Prenons aussi en compte le lien entre l’environnement et la santé mentale. La qualité de l’air, l’accès aux espaces verts, le sentiment de sécurité… tout cela influe directement sur notre bien-être. Je propose d’intégrer et de renforcer ces éléments dans nos stratégies de prévention, en lien avec le Plan Régional Santé Environnement (PRSE) proposé par la région.

 

Concernant l’éducation, dans nos lycées, nous avons l’occasion de sensibiliser les jeunes aux questions de santé mentale, de leur apprendre à reconnaître et à comprendre leurs émotions, à affronter les périodes difficiles. Il ne suffit plus de leur dire que « tout ira bien ». Offrons-leur des outils concrets pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls et que des solutions existent ! Par exemple, à travers des programmes de sensibilisation, mais aussi en apportant un changement de regard sur la souffrance psychologique.

 

Brisons les tabous, parlons ouvertement, faisons tomber les barrières du silence !

 

Enfin, plutôt que de parler de figures ou d’institutions, je veux ici souligner l’importance de la capacité à se reconstruire. Cette capacité ne surgit pas de nulle part. Elle a besoin d’un cadre bienveillant, d’un espace où chacun peut trouver du soutien sans crainte d’être jugé. C’est ce type d’espace que nous devons inventer : un lieu où nos jeunes pourraient, ne serait-ce qu’un instant, déposer leurs fardeaux et reprendre des forces.

 

J’espère qu’une forte mobilisation autour de la santé mentale prendra forme pour réellement faire bouger les choses pour nos jeunes de Bourgogne-Franche-Comté.

 

Pour en savoir plus : Résultats de l’Enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances – EnCLASS 2022

 

Aurore LAGNEAU, conseillère régionale

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