Rapport égalité femmes/hommes 2025 et plan égalité professionnelle 2026-2028

Intervention en plénière

 

Merci Monsieur le Président et madame la Vice-Présidente,

 

Les femmes travaillent gratuitement en France depuis une semaine.

C’est donc le moment de notre exercice annuel d’examen de nos politiques d’égalité, comme nous l’impose la loi du 4 août 2014, portant sur l’égalité réelle entre les hommes et les femmes.

Loi intéressante car elle vient toucher l’ensemble de nos principes de droit, du Code général des collectivités territoriales, au Code civil en passant par le Code pénal, le Code de la sécurité sociale, et bien sûr le Code du travail.

Car oui, les discriminations sont partout, l’égalité est à rechercher, partout, et tout le monde a sa part de responsabilité dans la mise en place d’une « égalité réelle », principe hautement républicain, je crois.

Ce petit rappel de contexte législatif est pour moi l’occasion, encore une fois de saluer l’immense travail d’information et de synthèse de nos services, mais aussi de démonter les mensonges des « fémonationalistes » qui disent vouloir défendre les femmes mais ne se servent de statistiques fallacieuses (genre, l’égalité femme-homme, c’est seulement ne pas se faire agresser par des personnes migrantes dans l’espace public) pour servir un discours xénophobe.

Ce n’est pas du « vrai féminisme », c’est du racisme.

 

L’ampleur des sujets traités dans le rapport va d’ailleurs dans cette meilleure compréhension des systèmes d’oppression : salaire qui tend vers l’égalité, répartition genrée des temps partiels ou des métiers, formations.

En Région Bourgogne-Franche-Comté, les différences continuent d’exister au sein de la collectivité, mais elles sont de plus en plus ténues. Si ce n’est sur la question des métiers où les marqueurs restent très fort (personnel administratif féminin, services informatique et véhicules au masculin), les écarts de rémunération qui diminuent et le plafond de verre qui se fissure sont autant de signes forts de la volonté de la collectivité à lutter contre les discriminations.

 

Je voudrai souligner la qualité du premier baromètre social dans les lycées et du CREPS. Les résultats permettent de mieux comprendre les réalités de nos agent·e·s, leurs ressentis dans leur bien-être au travail, de souligner le taux de satisfaction fort du personnel de la Région. Mais de noter cependant que sur l’ensemble des points, nos agentes se sentent moins épanouies, plus fatiguées ou moins utiles que leurs collègues masculins. Ces points doivent être creusés pour réduire les écarts, vers du mieux bien entendu.

 

Les politiques menées et encouragées par la Région vont également dans la mise en application de notre devise républicaine : des formations pour l’égalité, pour comprendre les rouages des discriminations, de la communication aux ressources humaines, en passant par les forums des métiers et les agents dans les lycées. Le sujet est tentaculaire et il est traité ici en toute cohérence.

 

Mention également particulière pour le Centre Emilie Mottet qui, et c’est bien l’ambition du Conseil Régional, va pouvoir offrir un centre commun de ressources aux associations de la Région, pour que personne ne se sente seul·e, isolé·e. Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des CIDFF, des Planning familiaux, des collectifs LGBTQIA+ pour prévenir les violences et soutenir les avancées. C’est d’ailleurs grâce à cette force associative que nos parlementaires Marie-Charlotte Garin et Véronique Riotton, dans une belle force transpartisane, sauf le RN, ont pu faire voter l’inscription du consentement dans le Code pénal.

Merci pour ce travail collectif.

 

Sarah PERSIL,

vice-présidente aux jeunesses, à la vie associative, la citoyenneté et la démocratie participative

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