Dotations de fonctionnement des lycées 2027 pour les EPLE

Interventions en plénière

Le système scolaire français est malade, gravement malade. Et depuis plusieurs décennies. Les mouvements lycéens, qui ponctuent régulièrement notre histoire récente, ne constituent pas la maladie en elle-même mais l’un de ses symptômes.

 

Les élèves ne sont pas que des élèves.  Ce sont aussi des adultes en formation, des citoyens en devenir, des personnes douées de raison et d’émotion qu’on ne peut réduire à leur statut scolaire.

 

La colère des lycéens exprime un malaise profond de la jeunesse. Il traduit un décalage de plus en plus marqué entre le fonctionnement du système scolaire (ses objectifs, ses méthodes, …) et la réalité d’une société elle-même sens dessus dessous.

 

La maladie est là, dans ce décalage, dans ces incohérences accumulées. L’école n’est pas la seule responsable de cette situation, mais, parce qu’elle constitue un des lieux de vie principaux de la jeunesse, elle nourrit, par son organisation même, et souvent malgré elle, le mal-être de celles et ceux qu’elle accueille.

 

Ce manque de cohérence s’est amplifié au fil des années parce que nous n’avons pas réussi l’ambition des porteurs d’une école émancipatrice. On a, pour l’essentiel, et quoi qu’on en dise, conservé l’architecture scolaire du monde ancien, élitiste, sélectif, vertical, clos ; on a simplement « amélioré » si l’on peut dire, son ingénierie, dont celle de la sélection, alors qu’on l’a fait basculer dans la massification, ce qu’il ne faut pas regretter, mais à laquelle il aurait fallu répondre autrement. Le temps où l’offre d’emploi permettait de sortir du système scolaire sans trop de dégât est bien derrière nous.

 

Ses réussites, pourtant existent ; elle les doit à l’investissement de ses personnels, à la volonté des partenaires qui assurent son fonctionnement, dont les collectivités régionales font partie.

 

Pour notre part, nous soutenons les propositions qui vous avez faites et le message que vous avez transmis. Elles doivent permettre le renforcement de la légitimité de la Collectivité régionale au sein des établissements, et je renvoie au rapport du Ceser sur les lycées sur ce point. Le dialogue avec la jeunesse et celles et ceux qui l’accompagne doit être transparent et sincère.

 

La jeunesse sait quand on lui raconte des histoires. Sur ce point elle saura reconnaitre ses vrais soutiens.

 

A quelques jours du centenaire de la naissance d’Henri Fertet, je vous renvoie à Louis Aragon et à son appel à la jeunesse.

Elle n’accepte jamais qu’on la trahisse.

 

Louis Aragon – Maintenant que la jeunesse. Europe 15 – mars 1947 « Le cri du Butor »

Maintenant que la Jeunesse – Marc Ogeret chante Aragon (1989) – youtube

 

Maintenant que la jeunesse
S’éteint au carreau bleui
Maintenant que la jeunesse
Machinale m’a trahi
Maintenant que la jeunesse
T’en souviens tu souviens-t ‘en
Maintenant que la jeunesse
Chante à d’autres le printemps
Maintenant que la jeunesse
Détourne ses yeux lilas

Maintenant que la jeunesse
N’est plus ici n’est plus là
Maintenant que la jeunesse
Vers d’autres chemins légers
Maintenant que la jeunesse
Suit un nuage étranger
Maintenant que la jeunesse
A fui, voleur généreux
Me laissant mon droit d’aînesse
Et l’argent de mes cheveux

Il fait beau à n’y pas croire
Il fait beau comme jamais
Quel temps quel temps sans mémoire
On ne sait plus comment voir
Ni se lever ni s’asseoir
Il fait beau comme jamais
C’est un temps contre nature
Comme le ciel des peintures
Comme l’oubli des tortures
Il fait beau comme jamais

Frais comme l’eau sous la rame
Un temps fort comme une femme
Un temps à damner son âme
Il fait beau comme jamais
Un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais

 

Je vous remercie.

Claude MERCIER,
c
onseiller régional délégué, en charge de l’Économie circulaire et des déchets
a

What You Need to Know About VoteStart

The perfect way to get a head start in your upcoming political campaign.

 
2976 Washington St
San Francisco, CA 94115
 

Follow us:

Chip in now, every dollar helps in the crtical final moments of this campaign.

Fiona Anderwood