
Monsieur le Président,
La formation professionnelle, même si elle n’atteint pas le poids que représentent les mobilités ou l’éducation, forme une des compétences essentielles de notre collectivité : 5 % de notre budget, ce n’est pas rien et sa portée symbolique, parce qu’elle est liée à l’emploi, est très forte.
Nous le savons, l’horizon économique présente quelques nuages noirs : plus que jamais, face aux effets d’une mondialisation mal maîtrisée, les risques d’un choc social sont bien réels : nous en avons déjà des signes autour de nous, avec la liquidation de Brandt ou les difficultés rencontrés, dans un autre registre, par les Missions Locales.
Or, depuis plusieurs année, en choisissant de reprendre la main, et les moyens, sur l’apprentissage, ou en confiant la formation des demandeurs d’emploi à des organismes privés, l’Etat a pris le risque de déréguler la formation professionnelle.
Le sens de notre intervention est d’alerter sur le risque que fait courir cette dérégulation sur la pérennité de dispositifs dont nous sommes porteurs et que le PRIC avait permis de soutenir. Rejoignant l’avis du Ceser nous demandons la plus grande vigilance lorsque les moyens en provenance de l’Etat diminueront : je pense au suivi de la formation au-delà des six mois ainsi qu’à la certification.
Nous plaidons aussi pour que nous soyons attentifs à ne pas affaiblir les organismes paritaires régionaux, comme le Comité Régional pour l’Emploi et la Formation Professionnelle. La récente réorganisation dont il a fait l’objet, avec l’arrivée de France Travail dans sa gouvernance, avec la mise en place du Comité Régional pour l’Emploi, doit être suivie de très près pour qu’on ne fasse pas perdre son sens à cet outil de concertation.
La transition économique, sociale et environnementale, puisqu’il s’agit bien de cela, qui est devant nous, exige que nous disposions des outils les plus performants pour accompagner l’évolution des emplois et des formations .
Je vous remercie.
Monsieur le Président,
Mon intervention s’inscrit dans le chapitre qui concerne la transition écologique et porte plus précisément sur l’économie circulaire. Celle-ci figure dans l’intitulé de la délégation qui m’a été confiée, en association avec la « gestion des déchets ». Je le dis en passant mais nous devrons sans doute un jour modifier ces termes : les déchets sont aujourd’hui, et pour une large part, des ressources potentielles.
Le budget 2026, établi dans les conditions que l’on sait, consolide ce choix programmatique. A tel point, qu’au même titre que la biodiversité, l’économie circulaire devient un indicateur du budget vert. Il faut saluer cette approche qualitative du budget : nous sommes aujourd’hui tenus de passer nos choix budgétaire au crible du développement durable ; c’est un véritable bond en avant.
Et ceci n’est plus une coquetterie ou un supplément d’âme : parce que nous sommes dans une situation où nous avons besoin de « faire des économies », le recyclage, le réemploi deviennent des sources de richesses.
Le temps me manque pour lister les actions que nous portons, que nous pilotons ou que nous accompagnons : mais la feuille de route de l’économie circulaire est pleine : des recycleries, ressourceries et matériauthèques fleurissent ici ou là : elles sont d’un nouveau type : à Arc les Gray, par exemple, on va expérimenter une formule innovante : le contenu apporté par l’usager sera scanné, puis analysé par des opérateurs qui orienteront vers la meilleure filière. En bout de chaine, le produit sera vendu dans la ressourcerie sur place, ou partira pour une destination préétablie dans le cadre des filières de la Responsabilité Elargie du Producteur.
Deux bémols qu’il convient de souligner :
Il n’en reste pas moins que l’économie circulaire est une pierre dans le jardin de la société de consommation, elle interroge nos modes de vie et nos modèles économiques dominants ; c’est un changement culturel profond.
Je vous remercie.
Monsieur le président,
L’établissement de la carte des formations répond à un calendrier établi, dont nous voyons l’aboutissement chaque année à cette période.
Les relations que notre collectivité entretien avec l’éducation nationale répondent à des codes de fonctionnement qui échappent parfois à la compréhension du plus grand nombre. Rien ne serait pire que de considérer que tout se passe dans la coulisse ; c’est pourquoi nous saluons d’abord les efforts de transparence et de pédagogie dont fait preuve notre vice-président dans sa présentation : ce serait une erreur de penser que tout cela n’est qu’une affaire de spécialistes.
Il s’agit donc d’une co-construction. A l’image de la gestion des agents des lycées, l’essentiel repose sur une bonne articulation entre les deux autorités. Les formations professionnelles, à la différence des formations générales, relèvent d’une analyse partagée, discutée, négociée entre les services des rectorats et notre service éducation.
Pour renforcer cette dynamique notre groupe fait donc quelques propositions :
Sur le plan méthodologique :
Sur le contenu des formations
Des points de vigilance ou d’attention
17 décembre 2025
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