BP 2025 explication de vote et focus sur agriculture et transports

Interventions en plénière

Budget primitif 2025 : explication de vote

Madame la Présidente, cher-e-s collègues,

Nous voterons évidemment ce budget, fruit d’une longue construction collective et équilibrée au sein de notre majorité qui a dû tenir compte de l’austérité imposée par l’Etat.

Au-delà de la qualité du travail engagée, l’intérêt d’avoir mis en œuvre un outil de pilotage écologique du budget depuis 3 ans, le fameux budget vert, c’est de maintenir notre cap politique : garantir un niveau d’investissement élevé et soutenir les efforts en faveur de la bifurcation écologique.

Après l’étude des impacts favorables, neutres ou défavorables de chaque dépense de fonctionnement et d’investissement que ce soit en matière d’atténuation et d’adaptation climatique, de protection de la biodiversité, de gestion de l’eau, de réduction des déchets et de lutte contre les pollutions diffuses, le résultat est globalement satisfaisant.

Majoritairement, les programmes n’impactent pas nos ressources et le climat, la plupart des dépenses d’investissement étant favorable au climat et à l’économie du réemploi, mais neutre sur la protection de la biodiversité. Les programmes restent encore à la peine pour basculer totalement vers des dépenses 100% renouvelable. Ce doit être notre objectif à court et moyen terme.

Réalistes, nous avons conscience que nous sommes dans une période de transition et que nous avançons par étape. Le budget vert a le mérite d’exister, c’est loin d’être le cas de toutes les collectivités. Celui-ci doit se roder et s’améliorer au fil des exercices budgétaires. Pour notre groupe, L’objectif étant d’arriver à dépasser l’évaluation des programmes pour aller plus finement à l’échelle des actions concrètes que nous finançons.

Dans l’attente de cette évolution, nous émettons des réserves bien sûr sur le financement des routes dénués d’éco-conditions aux modes doux, aux aérodromes. Concernant la dimension sociale du budget, nous regrettons que les emplois d’insertion, n’ait pas été totalement sanctuarisés. Les emplois les plus fragiles n’ont pas à être des variables d’ajustements d’un Etat qui refuse à faire contribuer les plus riches à l’effort national. On ne s’étonnera pas non plus que le RN affiche son projet de liquider le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire puisque l’extrême droite n’a jamais eu l’intention de protéger les emplois les plus fragiles, ses amendements budgétaires en sont la preuve.

 

Budget primitif 2025. Intervention Axe 1 : Agriculture

Les choix politiques 2025 organisent un système protecteur pour l’avenir de l’agriculture.

Le conseil et accompagnements pour adapter les fermes au changement climatique et à la diversification sont maintenus.

Le soutien aux filières fragiles, comme l’élevage, pour les rendre attractives, se concrétise à travers le financement du plan engraissement 2024-2027.

Nous renforçons aussi la politique d’installation en allant au-delà de l’existant que ce soient la Dotation Jeunes Agriculteurs et les espaces tests agricoles. La mise en œuvre d’un dispositif régional pour aider les plus de 40 à s’installer, eux qui ne bénéficient d’aucune aide si nous n’agissons pas, contribuera à relever le défi d’une population agricole qui ne cesse de diminuer.  Les avances remboursables que nous mettrons en place cette année sont une première étape. A terme, les écologistes réaffirment que la création d’une dotation jeunes installés sécurisera encore plus leur parcours professionnel.

En parallèle le soutien à l’agriculture biologique, en grande difficulté depuis 3 ans, va de pair avec la politique d’installation. En effet, malgré une conjoncture difficile du marché, la bio attire toujours les nouvelles générations. Elle représente aujourd’hui 30 à 50% des installations.

Alors, l’organisation d’une conférence régionale de la Bio en vue d’aboutir à un plan régional Etat/Région de sauvegarde et de développement de la filière est bienvenue. Pour répondre au défi d’une filière qui suscite des vocations malgré de graves difficultés, la conférence régionale de la bio devra définir une réelle vision stratégique et déboucher sur une politique de soutien en conséquence si l’on souhaite éviter de perdre des fermes et réenclencher une dynamique des conversions.

 

Budget primitif 2025. Intervention Axe 2 : transports

Plusieurs points sur la politique de mobilités qui représente 36% du budget global dont 42% du budget de fonctionnement et 25% du budget d’investissement.

  • Concernant la politique ferroviaire : les investissements massifs pour faire évoluer le système de billettique vers une agence régionale de transports peuvent légitiment interroger alors que notre budget est contraint. Nous gardons alors à l’esprit que le ferroviaire s’inscrit dans du temps long. Si la billettique régionalisée a vocation, d’ici 4 à 5 ans, à faciliter les déplacements multi-modaux grâce à une qualité de l’information et un service plus fiable, celle-ci ne peut advenir au détriment d’autres services, comme la sauvegarde des lignes. C’est une alerte de notre groupe. Espérons aussi que ce service régionalisé tiendra ses promesses d’économiser 20 millions d’euros sur les 5 prochaines années. Le développement de cette billettique est cohérent, quoiqu’il en soit, avec le développement du Service Express Régional Métropolitain (SERM) dont nous financerons les premières études dans ce budget.

Sur le réseau : il nous aurait sembler utile de préciser à quoi correspondent les 25 millions fléchés sur les projets dit « à consolider ». Je suppose qu’ils se référent, entre autres, au projet très précis du plan de mandat 2025, qui envisage des études sur les lignes les plus fragiles : Les Hirondelles et l’étoile de Paray/Gilly et encore mieux à des travaux dont les crédits sont inscrits au protocole CPER.

Pour rebondir sur les propos de Monsieur Rebeyrotte, la pétition de la Région pour sauver les petites lignes n’empêche pas une stratégie globale régionale sur le ferroviaire et particulièrement sur le réseau. La pétition, c’est tenir compte et prendre en considération les usagers qui sont mobilisés dans 5 départements sur 8 pour sauver les lignes de proximité.

  • Concernant le réseau routier, nous soutenons le contournement de Besançon puisqu’il intègre des aménagements pour la mobilité douce. C’est un donc un réseau qui évolue avec son temps. Nous restons néanmoins sur la réserve pour la RCEA non inscrite au protocole CPER, et qui a déjà bénéficié de millions d’euros de la Région. C’est un exemple, parmi d’autres, qui contribue sans doute aujourd’hui à mettre en danger notre participation financière sur le réseau ferroviaire. Vous connaissez tous notre approche en la matière.
  • Sans surprise, nous émettons une réserve et réaffirmons notre opposition sur les plateformes aéroportuaires.

Claire MALLARD,
Présidente du groupe Écologistes & Solidaires

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