
Monsieur le Président, cher-e-s collègues,
La démarche SERM est issue de la loi de décembre 2023. Actuellement en phase de préfiguration qui aboutira, si tout va bien d’ici 2 ans, d’une feuille de route multimodale, et qui aboutira à son tour à un arrêté ministériel si tout va bien. Je salue ce démarrage de travail partenarial mais je déplore le délai très très long qui nous permettra d’aboutir un jour à des actions concrètes alors que le bassin d’emploi de Dijon métropole voit compte chaque jour plus de 10 0000 véhicules entrer et sortir de la capitale régionale; Ce chiffre est en constante progression.
Le SERM doit conduire à un service existant amélioré mais également au déploiement d’investissements massifs pour répondre aux besoins de mobilité et développer les offres pour y répondre. Nous anticipons une augmentation dès décembre 2026 de l’amplitude horaires et d’évolution du nombre d’arrêt de trains MOBIGO, la mise en service de nouvelles rames en 2028, le soutien aux pistes cyclables mais cela ne suffira pas. Il va falloir aller vite pour progresser.
Il va falloir aller vite pour proposer des alternatives simples efficaces et moi coûteuse que la voiture pour celles et ceux qui utilisaient la voiture individuelle. Il faut aller vite et en concertation, c’est très important ; mais les études elles peuvent aller vite car les territoires travaillent depuis un moment sur cette question des mobilités.
Quasiment un million de personnes sont concernées en Bourgogne Franche-Comté par ces trois SERM, pour des raisons financières, des raisons de temps, de fatigue, d’énervement quand ça circule mal et, pour une majorité également de nos concitoyen·ne·s qui ont conscience que la voiture contribue aux émissions de gaz à effet de serre et qui savent également que cela joue sur la qualité de l’air.
Pour cela, je le répète, il faut au préalable proposer des alternatives simples, efficaces, moins coûteuse. C’est pourquoi nous devons aller vite sur ses études et surtout avoir une vision claire de qui va financer quoi et de quelle sera la part de l’État afin que tout ne repose pas, comme cela a été dit lors des Assises de la transition énergétique, sur les collectivités. L’État doit contribuer, d’autant plus que nous contribuons nous, Région, sur les routes ; lesquelles, je le rappelle, ne sont pas de notre compétence.
Il va falloir nous aller plus loin également sur la question des haltes ferroviaires de la métropole dijonnaise, étudier la liaison tram-train, étudier de vrais parking-relais très en amont des entrées de la métropole.
Je vous remercie.
Stéphanie MODDE,
vice-présidente en charge de la transition écologique : énergie, biodiversité, alimentation, économie circulaire, eau
7 juillet 2026
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