Seul le prononcé fait foi
Cher Président, cher·e·s collègues,
Je m’associe Président à vos propos et ceux de collègues puisqu’ils consistent à défendre les droits humains, la lutte contre la haine, l’intolérance et toutes les horreurs in fine ! J’ai alors une pensée pour Amine Kessaci et sa famille, ce jeune militant écologiste, engagé dans l’aide aux familles de victimes du narcotrafic dont le frère a été froidement abattu hier.
Lors de la visite d’une entreprise de recyclage installée à Alleriot en Saône-et-Loire, avec l’aide de l’Agence économique régionale, nous avons eu la confirmation qu’un renouveau industriel, sobre en carbone et en ressources, ouvre des perspectives fortes pour la vitalité des territoires ruraux, qu’elle est possible et qu’elle a même commencé à prendre forme.
Notons-le, cet exemple montre aussi combien nos agences sont utiles, n’en déplaise à l’extrême droite qui veut les supprimer et même supprimer les régions, cheffes de file des politiques de développement économique.
L’injonction faite aux collectivités locales de contribuer à résorber le déficit de l’État alors qu’elles n’ont aucune responsabilité, est un mauvais coup porté à la transition vers une économie et une industrie verte compétitives.
En fait, derrière l’appel à « réduire la dépense publique », se cache l’alignement des sensibilités politiques, de droite et l’extrême droite, sur les ultras milliardaires des multinationales indifférents aux tissus locaux.
Ce faisant, elles vont à l’encontre d’une majorité de nos concitoyen·ne·s qui aspirent à ce que la petite minorité d’ultra riches contribue à relever le pays.
Même aux Etats-Unis, de nombreux entrepreneurs·euses revendiquent une forme de patriotisme fiscal, conscient·e·s que l’équité et la solidarité sont sources de paix sociale et de stabilité démocratique.
En préservant les privilèges fiscaux des ultra-riches, les partis de droite et d’extrême droite sacrifient dans les faits le travail d’ingénierie et de soutien à toute la chaîne des projets industriels et locaux et du tissu de TPE / PME qui sont la base de la transition écologique.
Alors que s’ouvre la conférence mondiale pour le Climat au Brésil et au moment de saluer les 10 ans de l’Accord de Paris, je voudrais saluer Président votre contribution à l’initiative transpartisane des 400 élu·e·s locaux·ales.
En pleines négociations internationales, vous rappelez collectivement que 70% des politiques écologiques sont mises en œuvre à l’échelon local, que ce cap doit être maintenu et que des moyens financiers doivent être déployés à hauteur des défis.
L’association des maires appelle même, à juste titre, à ce que l’urgence climatique soit érigée en grande cause nationale.
Nous aurons en effet de plus en plus de mal si l’écologie continue à être sacrifiée et si les collectivités sont ponctionnées, les Régions, étant particulièrement visées !
Combien faudra-t-il de rapports, pour que l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » s’applique pour les financements écologiques ?
La Cour des Comptes dans son récent rapport consacré à la transition écologique vient encore de dresser un constat sans appel : si nous n’investissons pas aujourd’hui, la facture sera bien plus lourde demain.
Le coût de l’inaction climatique est au moins cinq fois plus élevé que celui de l’action.
A l’image de ce que nous avons fait en France dans l’après-guerre, en bâtissant une planification industrielle capable de résister aux soubresauts politiques, nous appelons à sanctuariser la planification écologique pour réparer ce pays, protéger et préparer l’avenir
Je me félicite que, malgré les vents contraires, la stabilité et la solidité de notre majorité permette de tenir un cap politique depuis plus de 4 ans sans en changer tous les 4 matins.
Le débat d’orientation budgétaire, que nous aborderons ce matin, est explicite :
Alors, droite et extrême droite qui veulent réduire les dépenses iront expliquer au PDG d’Alstom, aux salarié·e·s du Creusot et du Territoire de Belfort et aux professionnel·le·s du bâtiment qu’ils et elles sont d’affreux·ses idéologues vert·e·s !
En vérité, ils n’en auront même pas le courage tant ces obsessions conceptuelles se heurtent à une évidence : la réorientation des investissements fossiles vers l’économie verte est la base de notre compétitivité et une condition de notre prospérité future ! Elle est la base de notre indépendance énergétique et de la réduction de la dette publique et de nos comptes, tant la dépendance à l’étranger dans ces domaines nous coûte cher.
Depuis 3 ans, le budget vert permet à notre collectivité que chaque euro dépensé contribue à atténuer et adapter nos équipements, les services publics et l’économie au changement climatique, à la préservation des ressources naturelles qui fondent comme neige au soleil !
Poursuivons sur ce chemin, maintenons le cap et remercions sincèrement notre administration de s’être engagée loyalement dans l’innovation, pour que l’argent public soit utilement et justement mobilisé pour sécuriser les parcours de vie et vivre mieux en Bourgogne Franche-Comté.
Je vous remercie
Claire MALLARD,
Présidente du groupe Écologistes & Solidaires
Majorité régionale
17 novembre 2025
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