Budget 2026 : jeunesse et vie associative

Intervention en plénière

Budget 2026 : jeunesse et vie associative
Intervention d'Aurore Lagneau en vidéo :

Nous vivons un moment étrange. On nous répète, à longueur de campagnes, que tout ira mieux demain à condition de consommer un peu plus aujourd’hui. On nous demande de croire au progrès technique comme jadis à la providence, tout en nous enfermant dans une quête de bien-être personnel de plus en plus précaire.

 

Dans ce paysage saturé de promesses, une question me vient à l’esprit : que faisons-nous du temps qui nous est donné, ici, collectivement ? Notre action publique doit-elle se réduire à accompagner une forme de survie égoïste ? Ou avons-nous encore l’ambition de rendre ce monde habitable pour celles et ceux qui nous suivront ?

 

Si je choisis de parler aujourd’hui de jeunesse et de vie associative, ce n’est ni par nostalgie d’un « monde d’avant », ni par folklore républicain. C’est parce que c’est là, très concrètement, que se joue notre capacité à créer du lien et à refuser l’individualisme ambiant.

 

Pourtant, partout en France, l’alerte est donnée.
L’inflation ronge les budgets. Les subventions s’effritent. La complexité administrative décourage. Les bénévoles s’épuisent. Et dans le même temps, on demande aux associations d’être sur tous les fronts : social, écologique, culturel, démocratique.

 

Même constat pour les jeunes : ils subissent un discours contradictoire. On les célèbre comme l’avenir de la nation, mais on leur ferme trop souvent les portes des vraies responsabilités.

 

En réponse, notre Région assume des choix qui ne sont pas neutres.

En soutenant le mouvement associatif, le CRAJEP, le DLA ou l’emploi associatif, nous réaffirmons une valeur cardinale : les petites structures de terrain ne sont pas des prestataires, ce sont des partenaires. Là où d’autres régions réduisent la voilure, ici, nous maintenons le fil de la confiance dans la durée.

 

Du côté de la jeunesse, nous dépassons la simple communication. La carte avantages jeunes, le soutien aux projets autonomes, le dialogue « ma région pour demain » : ce sont de vrais outils. Grâce à eux, des jeunes peuvent peser sur leur quotidien et expérimenter l’action collective plutôt que le retrait sur soi.

 

Mais ne nous voilons pas la face.
Le fossé se creuse entre nos dispositifs et la dureté de la réalité matérielle. Nous devons nous méfier de nos propres mots : parfois, à force de parler de « résilience » ou « d’agilité », nous risquons de masquer la précarité réelle au lieu de la combattre.

 

C’est pourquoi, Madame la Vice-Présidente Sarah Persil, tout en saluant votre travail, je souhaite poser une question précise sur ce budget 2026.

Comment allons-nous franchir un cap pour les « sans-grade » de la vie associative ? Je pense à ces petites structures sans salariés, à ces collectifs informels.
Comment s’assurer qu’ils soient traités comme de vrais partenaires politiques, et non comme les simples amortisseurs des crises que notre société traverse ?

Au fond, le choix est là : nous contenter d’administrer le présent, ou donner à cette jeunesse les moyens de réinventer, ici et maintenant, une promesse de fraternité qui ne soit pas qu’un slogan.

 

Aurore LAGNEAU, conseillère régionale

Info
Date:
a

What You Need to Know About VoteStart

The perfect way to get a head start in your upcoming political campaign.

 
2976 Washington St
San Francisco, CA 94115
 

Follow us:

Chip in now, every dollar helps in the crtical final moments of this campaign.

Fiona Anderwood